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La Voix de la Haute-Marne Photo : Hervé Vanhoutte

C’est dans le contexte sanitaire actuel et en vue des prochaines échéances électorales que Frédéric FABRE et Sophie BESSON ont organisé leur passation de pouvoir, en visio-conférence lundi 23 novembre. Ont également participé Laurent JACOBELLI, porte-parole du Rassemblement National, Laurence ROBERT-DEHAULT? conseillère départementale et Julien VOLOT, maire de Signéville.

La VMH : Frédéric Fabre, après six ans à la tête du RN dans notre département, vous cédez cette responsabilité à Sophie Besson. Pourquoi ?

F. Fabre : En six ans, le RN a connu une progression constante lors des échéances électorales. Partant avec des scores assez corrects, le RN est arrivé en tête dans le département au 1er tour des dernières présidentielles, des régionales et aux européennes (dans les 17 cantons). Néanmoins, le cumul des fonctions de maire et de conseiller régional demande beaucoup d’investissement. Ceci n’était pas compatible avec la campagne électorale à venir. Aussi, il a été décidé de désigner comme responsable départemental quelqu’un de disponible. Sophie Besson a mené une belle campagne sur Langres lors de laquelle elle a montré les capacités de rassemblement et de gestion d’équipe nécessaires pour ce poste.

La VMH : Mme Besson, comment allez-vous pérenniser l’implantation du RN dans notre département ?

S. Besson : Nous allons réfléchir jusqu’à fin janvier à la recomposition du bureau du RN 52 (adjoints, référents de canton, …) en vue des élections départementales et régionales qui restent notre priorité immédiate. Pour cela, nous envisageons d’élargir nos listes aux candidats sans étiquette qui présentent des points de vue concordants? Par ailleurs, nous allons rechercher un local pour y tenir des réunions. Cela devrait nous aider à pérenniser l’implantation locale car nous souhaitons présenter des candidats dans les 17 cantons du département et espérons remporter de nombreux sièges.

La VHM : Quelles vont être les grandes priorités dans la défense des intérêts de la Haute-Marne ? 

S. Besson : Mes grandes priorités sont principalement liées au domaine social comme la lutte contre le chômage et la pauvreté, mais aussi au secteur de la santé. Il faut enfin arrêter de gaspiller l’argent public. 

L. Robert-Dehault : La Haute-Marne est un département avec une configuration particulière; géographique car il est tout en longueur, mais aussi sociale, car on y recense des taux très élevés de personnes handicapées, de personnes âgées dépendantes et de prestataires du RSA. Il y a aussi un taux de chômage conséquent. Toutes ces données ont des implications importantes, comme, par exemple, dans le domaine de la santé pour lequel l’offre de soins ne correspond plus aux besoins. Les fonds ne sont pas obligatoirement bien placés et il pourrait y avoir une réorientation du budget départemental, provenant d’autres projets. Pour cela, on peut citer le cas d’Animal Explora, dans lequel des sommes considérables sont dépensées pour un projet à faible valeur ajoutée.

La VHM : Les prochaines élections pourraient être reportées, comment pourrez-vous assurer une campagne avec la situation sanitaire ? 

S. Besson : Les restrictions liées à la crise ne ralentiront pas la campagne pour autant. Elles n’empêcheront pas de tenir à distance des réunions ou le lancement de Hashtags programmés jusqu’à la levée des restrictions.

L. Jacobelli : L’exécutif a proposé la date de juin 2021 pour les élections. Le RN soutient cette proposition. Il faut que la vie démocratique continue. Le RN regrette que cette campagne soit très atypique et nous ne savons pas ce qu’il en ressortira. La mauvaise gestion des crises par nos dirigeants et l’acceptation plus largement partagée de nos idées devrait pouvoir se concrétiser dans les urnes.

La VHM : Le RN fait de bons scores dans certaines élections locales. Comment pouvez-vous espérer les accroître ? 

S. Besson : Les logiques d’appareil de partis qui font barrage peuvent être prononcées comme à Langres en 2015 mais le RN a changé de nom et de nouveaux visages sont apparus. D’autre part, nous comptons sur le rapprochement d’élus sans étiquette très proches de nos idées comme Julien Volot, soutenu par Marine le Pen aux sénatoriales.

J. Volot : Suivant le type d’élections, le côté politique n’est pas la priorité. Voilà pourquoi j’ai décidé de garder mon indépendance avec le parti même si je suis acquis aux idées du mouvement à un autre niveau. Quand on est maire d’une commune de 80 habitants, on ne fait pas de politique.