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Le communiqué à la presse locale

Collectivité Européenne d’Alsace

Mme la ministre Gourault est venue vendredi 16 novembre présenter la déclaration en faveur de la création d’une collectivité européenne d’Alsace. Nous pourrions nous  Haut-Marnais nous dire que cela ne nous concerne pas,  pourtant la procédure de création et le projet est scandaleux. Après nous avoir imposé ce regroupement des régions historiques, voilà qu’on nous impose une nouvelle structure au sein de cette région.

Un déni de démocratie

Tout d’abord nous assistons à un déni de démocratie. Il est anormal que le président de région, Alsacien bien sur, se soit octroyé le droit de signer avec le gouvernement cette déclaration, sans que le conseil régional et ses élus ne soient consultés. Anormal qu’il n’y ait pas eu d’un débat et une demande de délégation de signature qui  soit soumise au vote de l’assemblée. De la même manière nous avons assisté vendredi à une parodie de présentation de cette collectivité. Très écourtée (sans avoir les réponses à nos questions), ce quasi monologue c’est fait à huis clos. Seul un houleux débat a permis de laisser entrer des journalistes sous conditions. Une fois de plus les citoyens sont écartés du débat afin qu’ils ne se fassent pas leurs propres opinions. Qu’essaie-t-on de nous cacher ?

Une création scandaleuse

La création de cette « collectivité européenne d’Alsace » est scandaleuse pas seulement dans la forme mais aussi dans le fond. Cette convention octroie à l’Alsace toujours au sein du Grand Est, des privilèges spécifiques inaccessibles aux autres départements, rompant officiellement l’égalité de traitement entre les anciennes régions. Cette situation crée une discrimination et entérine de fait, une région à deux vitesses. Nous aurons  l’Alsace, élite autoproclamée  qui aurait plus de droits, et les autres, nous, « les ploucs », écartés de dispositifs que nous avons le devoir de réclamer. Ces agissements  déclassent ainsi un peu plus notre département.  Les Hauts Marnais n’auront pas les mêmes chances par exemple, entre autres et tout simplement dans l’apprentissage d’une langue étrangère. Nous ne pouvons pas continuer à supporter cela. La situation est inadmissible et confirme ce nous craignons dès le départ lors de la création de cette région XXL incohérente.

Frédéric FABRE

Conseiller régional Alsace Champagne Ardenne Lorraine

Article diffusé dans le journal de la Haute-Marne ce jour