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L’éditorial de Patrice Chabanet dans le JHM

La justice ayant recours à la psychiatrie contre les opposants en France ?

A lire l’édito de Patrice Chabanet dans le Journal de la Haute-Marne (JHM du samedi 21 septembre 2018) La question est légitime ?

Patrice Chabanet sur l’injonction de la justice à Marine Le Pen de se soumettre à un examen psychiatrique :

L’éditorialiste émet l’éventualité que Marine Le Pen n’ai pas tout son discernement en écrivant :

« Si une éventuelles expertise démontrait que la présidente du Rassemblement National n’avait pas tout son discernement »

Il convient de noter le poids des mots, il ne dit pas « Marine Le Pen » mais  » la présidente du Rassemblement national » …. Autrement dit c’est la chef de parti politique qu’il vise.

Une faute politique de dénoncer les ennemis de la France ?

Puis il qualifie de « faute politique » le fait de dénoncer la barbarie de Daesh par l’image ?

 Mais  alors n’est-ce pas toute la communication qu’il convient de remettre en cause ? Montrer dans tous les médias le corps d’un petit enfant mort sur une plage ? Diffuser des films pour dénoncer la barbarie Nazie ? Les livres d’histoires et leurs illustrations des guerres, des révolutions, des exactions, des génocides vont-elles êtres interdites ? Vaste question ?

La vraie question ne serait-elle pas plutôt : Seules les images diffusées par les opposants politiques sont interdites ?

Je conseille vivement à tous les éditorialistes de visiter le site  https://www.cairn.info/revue-sud-nord-2004-1-page-143.htm voici un extrait du texte sur lequel ils pourront méditer.

C’est dans le courant de l’année 1971, où se déroulera, en décembre, le Congrès mondial de psychiatrie à Mexico, que la revue Esprit et Le Nouvel observateur alertent l’opinion sur le placement en urss dans des établissements psychiatriques gérés par le ministère de l’Intérieur de dissidents indemnes de troubles mentaux. Y sont décrits l’usage de médicaments à doses excessives, l’isolement sensoriel, le recours à des détenus de droit commun jouant le rôle d’infirmiers auxiliaires. Ces descriptions et les commentaires qui les accompagnent (on parle d’« enfer ») vont conduire les syndicats de psychiatres à réagir sur cet usage dévoyé de la psychiatrie, qui ternit son image et apporte de l’eau au moulin de ses détracteurs habituels.

Sans attendre, Henri Ey, qui fut secrétaire général de l’Association mondiale de psychiatrie depuis sa création jusqu’en 1966, prend l’initiative de rédiger un texte qu’il tient à faire approuver par L’évolution psychiatrique. Malheureusement, ce texte, dont il précise qu’aucune modification ne doit y être apportée, est beaucoup plus une condamnation de l’antipsychiatrie que de ces pratiques dévoyées en urss. Ce qu’il condamne globalement, c’est « l’exploitation politique des concepts et institutions psychiatriques ». Son texte ne sera pas retenu par une assemblée générale critique. Il le présentera seul à l’assemblée de l’amp, où il sera repoussé « sans véritable discussion », dira-t-il.

Mexico fut une occasion manquée malgré l’appel de Boukovsky « aux psychiatres du monde entier ». Mais son appel n’eut pas d’écho ; son livre venait tout juste de paraître. Sa traduction en français par Jean-Jacques Marie me fut apportée à l’aéroport avant l’envol pour Mexico. Il était trop tard pour l’exploiter. Pourtant, Une nouvelle maladie mentale en urss : l’opposition apporte des témoignages accablants  sur  des  expertises truquées de psychiatres aux ordres.

Des droits de l’Homme à Géométrie variable ?

Enfin il n’est pas inutile également de rappeler à tous les journalistes que les droits de l’homme ne sont pas à géométrie variable, mais qu’ils l’appliquent à toutes et à tous.

Article 19 de la Déclaration des droits de l’Homme

Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit.

Condamner Marine Le Pen c’est condamner l’article 19 de la Déclaration des droits de l’Homme.

  • Comment ne pas se poser des questions sur la levée de l’immunité parlementaire de Marine Le Pen voté par le Parlement Européen sur cette affaire ?
  • Comment ne pas se poser des questions sur le calendrier judiciaire ?
  • Comment ne pas avoir une pensée inspirée par Jean de La Fontaine qui me pardonnera l’adaptation:

« Selon que vous serez de la majorité ou de l’opposition – Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir »

Sans oublier ces deux citations qui après l’annulation du référendum de 2005 et au regard des récents événements et des rapports qu’en font les médias collent à la peau de cette Union Européenne bien loin des préoccupations des peuples

“La propagande est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures.”

« Il ne faut pas vous fier aux étiquettes. Vous pouvez avoir une démocratie, mais si l’intention de son président est son enrichissement personnel ou celui de ses amis vous obtiendrez une dictature déguisée. »