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Un proverbe chinois dit

« Quand le sage désigne la lune, l’idiot regarde le doigt. »

Le journal de la Haute-Marne relate dans son édition du mardi 26 juin 2018 la visite d’Édouard Philippe et de Jean-Yves Le Drian en Chine.


À la lecture de l’article comment ne pas y voir la magistrale matérialisation du proverbe chinois !
Il ne suffit pas de sauter comme des cabris sur sa chaise en criant victoire parce que les Chinois acceptent de lever l’embargo sur le bœuf français ça, c’est le bout du doigt.
La réalité, c’est ce que nos « négociateurs commerciaux débutants » Édouard Philippe et Jean-Yves Le Drian ont cru bon devoir accepter en échange !

« Cet accord est complété par un protocole pour l’exportation de semence bovine française »

Offrir la génétique des bovins Français aux Chinois « un paille » rien que ça !

N’importe quel représentant de commerce, démarcheur, négociateur dans le privé, patron de PME éclate de rire pour ne pas pleurer face à la naïveté incommensurable de nos dirigeants en matière de négociation !

30.000 tonnes d’importation contre le secret d’un bonne Charolaise ?

Car à l’évidence voir 30 000 tonnes de viande française arrivées sur le territoire chinois en échange du droit des Chinois d’avoir accès aux « semences bovines françaises « , c’est-à-dire à la génétique des races française, il y a de quoi être fier pour les négociateurs chinois… Chapeau bas.
Nos naïfs en marche, ont vu le doigt qui leur montrait les exportations immédiates , mais pas les années 2030 ou les Chinois produiront alors, sur leur territoire, de la viande qui aura le droit d’être estampillée d’origine française ! Simple histoire de spermatozoïdes bovins !


Mais nos marcheurs Philippe et Le Drian, tous deux adeptes de la mondialisation « débridées », nous expliqueront, que nous pourrons alors, manger de la viande importée de Chine de qualité française avec tremblement dans la voix, la main sur le cœur et le drapeau français plié dans la poche.

Quand le patron est naïf, que peut-on attendre des exécutants ?

À vrai dire, comment en vouloir aux exécutants ? Car pour employer le vocabulaire des « startopers » l’exemple vient du « Boos », j’ai nommé Macron ?

Macron rêve de vendre des Airbus aux Chinois.

Et en la matière, la suite de l’article est également un cas d’école d’une négociation rondement mené par les Chinois !
Promettre des achats d’air bus au « jeune président français » ne coûte rien, la chine a toujours fait rêver les Européens alors pourquoi se gêner.
Car de commandes fermes d’avions pour l’instant il n’y en a pas !

Airbus aussi a livré en son temps sa génétique aux Chinois.

He oui, il y a quelques années Airbus à également livré « Les spermatozoïdes » de nos avions, je veux dire la technologie au gouvernement chinois, résultat un magnifique avion :

Le C919 sorti des usines de la société aéronautique Chinoise Aircraft Corporation of China (Comac) d’une capacité de 168 passagers et d’un rayon d’action de 5.550 km entend rivaliser avec les deux stars internationales du moyen-courrier, le B737 de l’Américain Boeing et l’A320 de l’Européen Airbus.

« Adieux veaux, vaches, cochons et Airbus .. tant va la cruche à l’eau.. »

Le Président Macron devra revoir ses classiques :

« adieux veaux vaches cochons… Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse. »

Pendant que les négociateurs chinois :

Pensent sourire aux lèvres à la fable du corbeau et du renard

Devinez qui est le renard.

Daniel Tixier